et ce n'était le programme que de mardi soir ça!
Mais tout d'abord commençons par le commencement du commencement...
"I don't care to belong to a club that accepts people like me as members.", phrase connue s'il en est. Bon je l'ai découverte,
il y a de cela des siècles, en m'initiant à Woody Allen (mais oui je vous l'ai déjà dit que du bon vieux Woody Allen c'est drôle et ça culture... mais personne il m'écoute à moi!).
Voilà pourquoi le journal club se résume à copine thésarde et moi... Au moins j'ai pas à faire semblant d'apprécier des gens dont je me fiche, ils n'ont pas à faire d'effort désespérer pour
essayer de me connaître. Tout le monde y gagne!
Alors le mardi soir dorénavant (sauf quand on part en vacances...), ça papote d'un article ou autour d'un article. Cette
semaine, peut-être moins efficaces que la semaine d'avant, l'article est passé à la trappe face au Grand Résumé de mon Entrevue avec Dieu (mais oui vous aussi je vais vous la
raconter!), puis ça a dévié sur des discussion d'ordre général sur nos thèses, notre travail, nos manip' en cours et nos perspectives.
D'accord normalement on devrait avoir des gens pour parler de tout ça dans nos labos respectifs... Hummm passons!
J'en profite ici pour dire que pour la prochaine séance nous nous devons de changer d'auteur pour les articles... sinon on n'a qu'à ouvrir un fan club de Wendy carrément! Fin de la note
personnelle pour l'auteur.
La suite du programme était simple... après la séance boulot: manger. Et après cela: théatre...
Sauf que, on quitte un peu plus tard que prévu le café... sauf que, quand on arrive au bistrot y a du monde. Il va falloir manger vite.
Je vous l'accorde aller manger au bistrot juste à côté du théatre 40 minutes avant le début du spectacle... c'est pas la meilleure idée que l'on ait eu.
Nous attendons. On découvre à la table derrière nous que la nana elle ressemble beaucoup à Cristiana Reali. La femme qui mange avec elle, lui dit qu'en même temps pour monter un projet quand on
s'appelle Cristiana Reali y a pas de soucis les gens vont dire Banco! On en déduit donc que c'est vraiment elle. Enfin bon en même temps moi j'connais pas trop... j'veux dire avant de vivre avec
coloc' j'avais jamais regardé les téléfilms de l'été donc j'ai un peu raté les points forts de sa carrière j'me dis...
Y a aussi un type avec elle. Marrant comme quand il parle, ça me dit quelque chose. Puis évidemment je m'égare parce qu'il a un accent anglais et que je trouve ça trop mignon tout plein. Je n'y
songe plus.
Tiens voilà notre table.
Et là.
Là je vais tout vous dire.
J'arrive à la table, petite table comme on en trouve dans tous les bistrots. Il fait bon, très très bon même. Je retire mon manteau, rouge le manteau toujours, je libère mon cou de
l'écharppe. Je me retourne pour déposer le tout sur le dossier de la chaise. Soudain, je vois de face celui dont la voix me disait quelque chose, celui qui avait un accent anglais. Et là je
réalise... je suis restée plantée 5 minutes derrière la chaise de John Malkovich lorsque l'on attendait au comptoir. Je suis pas sûre que je m'en remettrais. Bon finalement c'est cool mais je
m'en remet. John Malkovich tout de même!!!!
Là les enfants ce qui m'inquiète c'est donc qu'il était avec Cristiana... va-t-il jouer dans le retour du retour d'un téléfilm de l'été?? Pitié
j'espère que non.
Bon avec tout ça, ben on n'a plus beaucoup de temps pour manger. Va falloir s'affoler les biquettes!
A noter que nous avons eu la chance d'avoir une lecture du journal pendant tout le repas. Note pour plus tard: je me refuse à garantir à mon futur hypothétique conjoint ou compagnon de
vieillesse de lui faire la lecture... plutôt crever! Ah c'est dit c'est libérateur tout de même.
L'heure file drôlement vite quand on est en retard et pressées. Vers 20h20 copine thésarde
part chercher les places tandis que je m'occupe du serveur (je lui demande juste l'addition et je paye... rien de plus!).
Je rejoins copine thésarde dans le hall du théatre.
Nous avons nos places!
Après avoir franchi un bouchon digne du périph' aux heures de pointe... nous avons repéré nos sièges.
Il nous reste 5 minutes pour aller aux toilettes... c'est jouable! Puis c'est ça où je devrais me lever en plein milieu du spectacle alors je n'hésite pas.
Avant que l'on trouve nos places il y avait 2 hommes devant les wc.
Quand on y arrive après avoir passé les ouvreuses: il y a toujours deux hommes... les mêmes!
On attend...
On attend...
On est sûr qu'il y a quelqu'un dans les toilettes? C'est pourtant pas sorcier d'y aller de faire ce que l'on a à faire et de sortir?
Faut pas être pressé...
Evidemment pas mal de commentaires sont dit à voix haute, un des types devant nous semble de notre avis.
La porte s'ouvre... Il était temps!!! Le premier type de la queue était avec la fille enfermée dans les chiottes. Bah tant pis peut-être qu'il lui racontera et que la prochaine fois elle n'ira
pas lire dans les WC du théatre.
Mon tour arrive. Je suis vive comme l'éclair, plus rapide que mon ombre.
Et pourtant...
Pourtant je fais mon entrée exactement en même temps que M. Luchini... Crap Crap Crap! La poisse j'ai horreur de ça. Ah puis j'vous ai pas dit qu'on est assises au premier rang? Ben voilà donc
niveau discrétion c'est pas ce qu'on fait de mieux. C'est un peu comme quitter l'amphi avant la fin du cours et que quand tu as la main sur la poignée y a super copain de fac qui hurle que tiens
mais tu t'en vas FunnyFace et que là tu te tapes poliment le discours de la prof avant de pouvoir finir d'ouvrir cette satanée porte! Bref pareil...
C'est pas grave le monsieur il dit "c'est welcome!"... Je sens que y a comme du second degré tout de même!
Puis ça commence et j'oublie tout.
En même temps il dit des choses intéressantes... y a des sacrées citations... Hummm est-ce que je peux sortir mon moleskine au théatre pour prendre des notes? Ou suis-je une universitaire
poussiéreuse et irrécupérable? Je suis tentée... j'y songe très fort. Flûte je ne maîtrise pas encore la force et je ne pas peux seulement par la force de mon esprit parvenir à récupérer mon
calepin et un stylo. Si je le fais je vais faire du bruit... suis au premier rang.
Allez j'écoute, je profite d'une belle langue, d'un acteur un tantinet cabotin par moment et j'irais acheter des livres dans le week-end pour faire des mises à jour culturelles pour mon cerveau.
Et encore je me rends compte que j'en connais certaine... ça reviens de loin mais je connais!
Des bons mots, de l'humour, de la culture... que demande le peuple! Je suis aux anges, je ris. Ah oui le problème c'est que quand je ris je ne retiens rien c'est un tel plaisir le rire.
Moralité je finirais par me faire remarquer: "elle est vraiment morte de rire, elle". C'est tellement vrai mais c'est de sa faute pas de la mienne!
Ah puis finalement on peut prendre des notes au théatre parce que y avait une nana qui le faisait donc la prochaine fois je songerais juste à sortir mon calepin avant le spectacle!
Vous voulez que je vous dise le meilleur moment, enfin un des meilleurs... c'est la lecture de Rimbaud je savais pas qu'il y aurait du Rimbaud. Rimbaud je me suis tout lu toute seule rien
que pour moi. Mais là c'était joliement dit c'était vivant, j'ai eu envie de fermer les yeux pour ne me laisser porter que par cette voix sublime.
Ah Rimbaud... j'aime tout simplement et entièrement, sans retenue.
C'était un moment parfait comme on en a peu et que l'on veut retenir le plus longtemps possible...
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