L'engin de la mort m'a tuer*
Ok d'accord il m'a tué mais je reviens d'entre les morts pour vous tenir informer de ce terrible méfait.
Tout d'abord tout ça c'est la faute de la SNCF parce que moi hier du coup j'avais pas du tout du tout de train pour aller travailler... Mais alors quand je dis pas du tout c'est nada, que dalle, rien de chez rien, le néant, zéro! Mais hier il fallait vraiment absolument que j'y aille c'était pas possible de faire autrement.
Alors n'écoutant que mon courage, non je n'ai pas fui -mais j'aurais du-, j'ai enfourché le vélo, subtilement dérobé à Dents d'Acier, et je suis partie en direction du laboratoire.
Je ne vais pas vous dire, que je suis montée dessus en me répétant "maudite grève! maudite SNCF! soyez maudits!"... vous vous en doutez.
Mais avant d'aller plus loin dans ce rédit haut en couleur et fort pittoresque, je dois précicser que le vélo subtilisé est un VTT... bon et moi j'ai pas de thèse en VTT, je comprend rien aux plateaux, vitesses... c'est du petit nègre pour moi.
Ma dernière rencontre avec un VTT, était un rendez-vous arrangé... je n'y allais pas de mon plein gré mais plutôt à l'insu de mon plein gré. Un représentant du corps enseignant m'avait obligé pendant tout un trimestre à pratiquer le VTT dans la garrigues... je peux vous dire que le coup de foudre n'était pas au rendez-vous. Chaque semaine avant le départ, je faisais en sorte d'être la dernière à choisir mon compagnon du jour dans l'espoir que seul resteraient les VTT les plus aptes à rendre l'ame avant la fin de la séance. Si le traitre ne daignait pas mourir en route, je lui faisais subir les pires sévices... roulant joyeusement sur les moindres épines, me jetant sur les caillasses les plus pointues... Et en dernier recours quand plus personne n'était en vue je descendais et poussais mon fardeau! Parce que moi en fait je suis plutôt le genre, petite bicyclette longeant la route et traversant la ville, la jupe au vent, le cheveux attaché (oui toujours attaché le cheveux parce que sinon le look n'est plus très glamour à l'arrivée!) avec un petit sac en bandoulière et un petit panier à l'avant.
Voilà j'étais donc sur un... sur un VTT! La douleur était intense...
Là tu te dis mais elle exagère... elle vient juste de monter et elle dit qu'elle a mal?! Oui mais je dois t'expliquer que moi lundi soir j'ai été victime d'un affreux sergent instructeur qui nous a fait subir un entraînement digne du parcours du combattant (mais je te raconterais ça bientôt! surtout que ça m'a donné des idées pour être encore plus vache et vicieuse avec mes poulpes!). Alors mardi matin en me levant c'est tout juste si j'arrivais à lever le pied pour monter des marches.
Me voilà donc déjà toute courbaturée et trônant sur l'engin de la mort. Arrivée dans 8 km... Le trajet est tout en faux plats et descentes... pfff finalement le vélo c'est cool. Pinaise les piétons ils sont toujours aussi nuls! Flûte j'ai perdu un écouteur... Arghhh! un peu plus et je finis les dents plantées dans le bitume... C'est long, j'ai froid, j'ai oublié de mettre mes mouffles! Et puis d'un coup, le voilà le grand portail vert m'annonçant que je suis arrivée. Je donne des coups de pédales plus joyeux! Arfff... nooooooooooon j'avais oublié que le pire du pire qui m'attendait c'était au labo. Mon labo est située dans la plus haute fenêtre, de la plus haute tour... m'enfin en haut d'une colline quoi! Qu'à cela ne tienne, je parviendrais à faire le trajet sans pousser une seule fois ce maudit vélo c'est une question d'honneur. Trois coups de pédales... j'en peux plus. Encore un, je vais craquer. Puis un autre... je regarde à droite, à gauche, devant, derrière: personne en vue. C'est l'échec, je descend de l'engin de la mort et le pousse, je viens de perdre toute dignité, je viens de fouler mon honneur avec mes pieds et avec un certain plaisir (oh oui ôter mon séant de la grande méchante assise!). J'ai encore plus mal qu'en partant. Je passe ma journée à éviter de descendre et remonter les escaliers, un moment je songe même à ne pas manger pour ne pas avoir à me traîner à la cantine, j'envisage un bref instant de ne plus jamais rentrer chez moi et de vivre pour toujours au labo pour ne plus remonter sur le terrible engin de la mort... Mais je me dois de rentrer parce que ce soir-là il y a grand concile à la maison: c'est la grande réunion du london calling (y en a des d'ailleurs j'ai envie de dire que c'est super cool de rappeler pour dire s'ils viennent ou pas...!!!! il se reconnaîtra le fourbe!).
Je décide qu'il ne faut pas que je parte tard et j'ai plusieurs raisons (d'ailleurs c'est même directeur de thèse qui le recommande...):
- si je pars assez tôt j'ai l'espoir d'arriver chez moi avant mes invités et de me redonner apparence humaine
- mieux vaut que j'évite de partir une fois la nuit tombée...
En théorie j'aurais donc du partir à 16h environ ou 17h maximum. Je parviens à quiter à presque 17h30 (nan mais quitter le labo à 16h c'est de l'utopie je ne vis pas chez les bisounours).
La nuit commence à tomber... Pendant que je défais le cadenas de l'antivol mes mains tremblent, mes fesses gémissent, mes cuisses pleurent! Au prix d'un effort qui me tire quelques larmes je parviens à lever la jambe suffisament pour enfourcher l'engin de la mort. Me voilà en route vers l'infini et au-delà... euh vers mon chez-moi.
Je vous ai dit que si à l'allé il y avait essentiellement de la descente ça veut dire qu'au retour c'est essentiellement de la côte???
Ben je vous le dis...
Dans le prochain épisode nous verrons comment la thésarde n'est pas morte malgré l'acharnement de certains, comment le vélo c'est la lose, comment on peut éviter une portière qui s'ouvre pour en attraper un peu plus loin, comment j'ai failli jeter une partie de ma biblio pour m'alléger, comment les piétons sont toujours très cons, comment parfois on n'est pas sûre d'arriver un jour à sortir de sa baignoire...
* eh ça va! c'est fait nexeupré la faute...
Tout d'abord tout ça c'est la faute de la SNCF parce que moi hier du coup j'avais pas du tout du tout de train pour aller travailler... Mais alors quand je dis pas du tout c'est nada, que dalle, rien de chez rien, le néant, zéro! Mais hier il fallait vraiment absolument que j'y aille c'était pas possible de faire autrement.
Alors n'écoutant que mon courage, non je n'ai pas fui -mais j'aurais du-, j'ai enfourché le vélo, subtilement dérobé à Dents d'Acier, et je suis partie en direction du laboratoire.
Je ne vais pas vous dire, que je suis montée dessus en me répétant "maudite grève! maudite SNCF! soyez maudits!"... vous vous en doutez.
Mais avant d'aller plus loin dans ce rédit haut en couleur et fort pittoresque, je dois précicser que le vélo subtilisé est un VTT... bon et moi j'ai pas de thèse en VTT, je comprend rien aux plateaux, vitesses... c'est du petit nègre pour moi.
Ma dernière rencontre avec un VTT, était un rendez-vous arrangé... je n'y allais pas de mon plein gré mais plutôt à l'insu de mon plein gré. Un représentant du corps enseignant m'avait obligé pendant tout un trimestre à pratiquer le VTT dans la garrigues... je peux vous dire que le coup de foudre n'était pas au rendez-vous. Chaque semaine avant le départ, je faisais en sorte d'être la dernière à choisir mon compagnon du jour dans l'espoir que seul resteraient les VTT les plus aptes à rendre l'ame avant la fin de la séance. Si le traitre ne daignait pas mourir en route, je lui faisais subir les pires sévices... roulant joyeusement sur les moindres épines, me jetant sur les caillasses les plus pointues... Et en dernier recours quand plus personne n'était en vue je descendais et poussais mon fardeau! Parce que moi en fait je suis plutôt le genre, petite bicyclette longeant la route et traversant la ville, la jupe au vent, le cheveux attaché (oui toujours attaché le cheveux parce que sinon le look n'est plus très glamour à l'arrivée!) avec un petit sac en bandoulière et un petit panier à l'avant.
Voilà j'étais donc sur un... sur un VTT! La douleur était intense...
Là tu te dis mais elle exagère... elle vient juste de monter et elle dit qu'elle a mal?! Oui mais je dois t'expliquer que moi lundi soir j'ai été victime d'un affreux sergent instructeur qui nous a fait subir un entraînement digne du parcours du combattant (mais je te raconterais ça bientôt! surtout que ça m'a donné des idées pour être encore plus vache et vicieuse avec mes poulpes!). Alors mardi matin en me levant c'est tout juste si j'arrivais à lever le pied pour monter des marches.
Me voilà donc déjà toute courbaturée et trônant sur l'engin de la mort. Arrivée dans 8 km... Le trajet est tout en faux plats et descentes... pfff finalement le vélo c'est cool. Pinaise les piétons ils sont toujours aussi nuls! Flûte j'ai perdu un écouteur... Arghhh! un peu plus et je finis les dents plantées dans le bitume... C'est long, j'ai froid, j'ai oublié de mettre mes mouffles! Et puis d'un coup, le voilà le grand portail vert m'annonçant que je suis arrivée. Je donne des coups de pédales plus joyeux! Arfff... nooooooooooon j'avais oublié que le pire du pire qui m'attendait c'était au labo. Mon labo est située dans la plus haute fenêtre, de la plus haute tour... m'enfin en haut d'une colline quoi! Qu'à cela ne tienne, je parviendrais à faire le trajet sans pousser une seule fois ce maudit vélo c'est une question d'honneur. Trois coups de pédales... j'en peux plus. Encore un, je vais craquer. Puis un autre... je regarde à droite, à gauche, devant, derrière: personne en vue. C'est l'échec, je descend de l'engin de la mort et le pousse, je viens de perdre toute dignité, je viens de fouler mon honneur avec mes pieds et avec un certain plaisir (oh oui ôter mon séant de la grande méchante assise!). J'ai encore plus mal qu'en partant. Je passe ma journée à éviter de descendre et remonter les escaliers, un moment je songe même à ne pas manger pour ne pas avoir à me traîner à la cantine, j'envisage un bref instant de ne plus jamais rentrer chez moi et de vivre pour toujours au labo pour ne plus remonter sur le terrible engin de la mort... Mais je me dois de rentrer parce que ce soir-là il y a grand concile à la maison: c'est la grande réunion du london calling (y en a des d'ailleurs j'ai envie de dire que c'est super cool de rappeler pour dire s'ils viennent ou pas...!!!! il se reconnaîtra le fourbe!).
Je décide qu'il ne faut pas que je parte tard et j'ai plusieurs raisons (d'ailleurs c'est même directeur de thèse qui le recommande...):
- si je pars assez tôt j'ai l'espoir d'arriver chez moi avant mes invités et de me redonner apparence humaine
- mieux vaut que j'évite de partir une fois la nuit tombée...
En théorie j'aurais donc du partir à 16h environ ou 17h maximum. Je parviens à quiter à presque 17h30 (nan mais quitter le labo à 16h c'est de l'utopie je ne vis pas chez les bisounours).
La nuit commence à tomber... Pendant que je défais le cadenas de l'antivol mes mains tremblent, mes fesses gémissent, mes cuisses pleurent! Au prix d'un effort qui me tire quelques larmes je parviens à lever la jambe suffisament pour enfourcher l'engin de la mort. Me voilà en route vers l'infini et au-delà... euh vers mon chez-moi.
Je vous ai dit que si à l'allé il y avait essentiellement de la descente ça veut dire qu'au retour c'est essentiellement de la côte???
Ben je vous le dis...
Dans le prochain épisode nous verrons comment la thésarde n'est pas morte malgré l'acharnement de certains, comment le vélo c'est la lose, comment on peut éviter une portière qui s'ouvre pour en attraper un peu plus loin, comment j'ai failli jeter une partie de ma biblio pour m'alléger, comment les piétons sont toujours très cons, comment parfois on n'est pas sûre d'arriver un jour à sortir de sa baignoire...
* eh ça va! c'est fait nexeupré la faute...
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