De l'intérêt de me fiche la paix en certaines circonstances...
Oui parce qu'il est des fois où on n'a pas envie de parler, parce qu'il est des fois où l'on veut la paix, parce qu'il est des fois où le dragueur de pacotille il énerve plus qu'il ne fait rire... Vous voyez pas où je veux en venir, en même temps c'est rassurant sinon ça voudrait dire que vous êtes dans ma tête... et bon on est déjà suffisament nombreux comme ça, j'veux dire y a moi, mon ego, mon sur-moi et moi-même. Oui je sais je digresse, je dis: "graisse...."!
Mais de quoi qu'elle veut causer la damoiselle au juste?
Bon figurez-vous que parfois quand je rentre tard de mon labo, à l'heure où le RER commence à se faire aussi rare qu'un point d'eau en plein désert, à l'heure où l'on se rend compte qu'il n'y a quasiment aucun réverbère dans le centre et dans ce petit village où je me rend chaque jour. A cette heure-là, afin d'éviter de jouer à regarder passer les trains qui ne sont pas pour moi, je joins le désagréable ou pas super agréable... Oui je m'en vais, le sac à dos déjà lourd de biblio, faire des courses au lieu de rester inactive sur un banc. C'est en général à l'heure où le mascara de l'hôtesse de caisse commence à laisser des marques autour de ses yeux, l'heure où son bonsoir est tout juste audible, l'heure où l'hôte de caisse est grognon (mais te range tout de même toujours tes courses... seule et unique cliente à avoir droit à un tel privilège la classe!), l'heure où moi-même je suis dans un tel état que je vais acheter des céréales au chocolat au lait (AU LAIT!!!! sacrilège Mariposa peut confirmer que le chocolat au lait dans les céréals c'est pas top) à la place du chocolat noir parce que je fne fais plus la différence entre les couleurs des copeaux de chocolat sur l'emballage (oui ce n'est plus l'heure de lire à ce moment-là! je regarde juste les petites nétikettes!).
Bon et ce jour-là on était en plein de drame du sanibroyeur qui développait des bactéries (je vous ai pas dit qu'à un moment j'ai eu des colonies - non pas des colonies de vacances!- sur le sanibroyeur et que j'en étais à deux-trois coup de javel par semaine?!). Nécessité faisant loi, ce soir-là je me devais de faire des courses:
1. parce que j'avais fini la javel deux jours avant
2. parce que j'avais plus de lait (et une funnyface qui n'a pas sa dose de lait quotidienne... c'est comme une funnyface sans café c'est encore moins gentille que d'habitude!)
3. accessoirement j'en étais à redécouvrir des boîtes de conserve achetées lors de mon installation... avec poussière de recouvrement pour permettre la datation!
C'est donc l'air grognon, la mine aigrie que je me pointe chez un de mes fournisseurs habituels... (satané condition humaine qui m'oblige à me nourrir!). A ajouter à mon humeur maussade qu'il n'y a plus de batterie dans mon diffuseur de bonne humeur... je garde néanmoins mes liens auditifs afin de décourager toute tentative de dialogue. Ce soir j'ai pas envie d'aider une mamie a attraper sa boîte de conserve (parce que bon en général je suis guère plus grande que la mamie alors... hein! c'est pas parce que j'ai une bonne bouille qu'il faut me prendre pour une poire!), ni de lire la date de péremption sur l'emballage.
Je commence mes courses. Je passe dans les rayons, m'arrêtant quand je trouve le bon emballage (je vous l'ai dit cerveau éteint: seul les jeux de couleur me sont utiles!).
J'arrive à la javel. Un lourdingue me talonne, il a déclaré à son copain qu'ils devaient pas quitter le magasin maintenant parce que bon t'as vu la meuf... j'ai prié pour que derrière moi il y ait une grande et sublme suédoise, un top model. Derrière moi, il y a un sosi de Sim qui choisi son débouche évier avec Hulk, son épouse et maître. J'ai mes protections audititives s'il se passe un truc je peux faire semblant de ne rien entendre.
Je poursuis après la javel et je me dis que finalement ce serait pas mal d'acheter un peu de parfum pour le glouton chimique. C'est pas non plus un truc forcément agréable de se trimballer dans ce rayon... je veux dire que tu affiches clairement ta condition humaine et que tu cries à la face du monde que oui toi aussi ça t'arrive d'évacuer malgré ton statut de princesse qui sent bon et qui est propre. Que oui tu as des problèmes de toilettes et qu'en plus il y a des colonies qui poussent sur ton glouton chimique.
Alors quand le dragueur du supermarché, il s'approche de toi alors que tu es en train d'essayer de voir ce qui sera le moins pénible comme odeur entre "brise d'un 8 juillet à marrakech" ou "chant d'oiseau dans un pommier" je peux te dire que tu n'es pas bien disposée à son égard surtout lorsqu'il va jusqu'à te tapoter l'épaule (Aïe le contact physique à cette heure après le travail et par un indésirable...!!!).
Tout ça pour te sortir un: "tu fais souvent tes courses ici? c'est la première fois que je te vois." Oulala comme il est mal tombé!
Comme je suis super polie, hyper classe et blablabla j'ai réfréné ma première impulsion et je ne lui ai pas demandé ce qui pourrait le mieux masquer les odeurs de toilettes et donc de caca, je ne lui ai pas dit t'es gentil mais tu te casses.
Non je suis trop bien élevée... J'ai juste répondu avec mon plus beau sourire: "c'est la première et je dirais la dernière que l'on se croise. Bonnes courses".
Et je suis partie me faire emballer mes courses par le gentil caissier pas beau du tout (oui parce que comme il emballe mes courses il a réussi à me fidéliser et même s'il y a la queue à sa caisse j'y vais... vous vous rendez pas compte mais ça me permet de fouiller à loisir au confin de mon sac à la recherche de mon portefeuille c'est un gain de temps précieux!).
Moralité je sais que dans "les chroniques de san francisco" il était dit que le supermarché un vendredi soir c'est le lieu de rencontre par excellence... oui mais alors pourquoi pas, sur le principe je ne suis pas contre après tout, mais dans ce cas on établi un code de bonne conduite au supermarché:
1. Au rayon des désinfectants tu n'aborderas point
2. Au rayon du papier toilettes, tu t'abstiendras de parler
3. Entre les tampax, nana et autre douceur tu n'engageras point la discussion
Un peu de délicatesse et de savoir vivre que diable!
Mais de quoi qu'elle veut causer la damoiselle au juste?
Bon figurez-vous que parfois quand je rentre tard de mon labo, à l'heure où le RER commence à se faire aussi rare qu'un point d'eau en plein désert, à l'heure où l'on se rend compte qu'il n'y a quasiment aucun réverbère dans le centre et dans ce petit village où je me rend chaque jour. A cette heure-là, afin d'éviter de jouer à regarder passer les trains qui ne sont pas pour moi, je joins le désagréable ou pas super agréable... Oui je m'en vais, le sac à dos déjà lourd de biblio, faire des courses au lieu de rester inactive sur un banc. C'est en général à l'heure où le mascara de l'hôtesse de caisse commence à laisser des marques autour de ses yeux, l'heure où son bonsoir est tout juste audible, l'heure où l'hôte de caisse est grognon (mais te range tout de même toujours tes courses... seule et unique cliente à avoir droit à un tel privilège la classe!), l'heure où moi-même je suis dans un tel état que je vais acheter des céréales au chocolat au lait (AU LAIT!!!! sacrilège Mariposa peut confirmer que le chocolat au lait dans les céréals c'est pas top) à la place du chocolat noir parce que je fne fais plus la différence entre les couleurs des copeaux de chocolat sur l'emballage (oui ce n'est plus l'heure de lire à ce moment-là! je regarde juste les petites nétikettes!).
Bon et ce jour-là on était en plein de drame du sanibroyeur qui développait des bactéries (je vous ai pas dit qu'à un moment j'ai eu des colonies - non pas des colonies de vacances!- sur le sanibroyeur et que j'en étais à deux-trois coup de javel par semaine?!). Nécessité faisant loi, ce soir-là je me devais de faire des courses:
1. parce que j'avais fini la javel deux jours avant
2. parce que j'avais plus de lait (et une funnyface qui n'a pas sa dose de lait quotidienne... c'est comme une funnyface sans café c'est encore moins gentille que d'habitude!)
3. accessoirement j'en étais à redécouvrir des boîtes de conserve achetées lors de mon installation... avec poussière de recouvrement pour permettre la datation!
C'est donc l'air grognon, la mine aigrie que je me pointe chez un de mes fournisseurs habituels... (satané condition humaine qui m'oblige à me nourrir!). A ajouter à mon humeur maussade qu'il n'y a plus de batterie dans mon diffuseur de bonne humeur... je garde néanmoins mes liens auditifs afin de décourager toute tentative de dialogue. Ce soir j'ai pas envie d'aider une mamie a attraper sa boîte de conserve (parce que bon en général je suis guère plus grande que la mamie alors... hein! c'est pas parce que j'ai une bonne bouille qu'il faut me prendre pour une poire!), ni de lire la date de péremption sur l'emballage.
Je commence mes courses. Je passe dans les rayons, m'arrêtant quand je trouve le bon emballage (je vous l'ai dit cerveau éteint: seul les jeux de couleur me sont utiles!).
J'arrive à la javel. Un lourdingue me talonne, il a déclaré à son copain qu'ils devaient pas quitter le magasin maintenant parce que bon t'as vu la meuf... j'ai prié pour que derrière moi il y ait une grande et sublme suédoise, un top model. Derrière moi, il y a un sosi de Sim qui choisi son débouche évier avec Hulk, son épouse et maître. J'ai mes protections audititives s'il se passe un truc je peux faire semblant de ne rien entendre.
Je poursuis après la javel et je me dis que finalement ce serait pas mal d'acheter un peu de parfum pour le glouton chimique. C'est pas non plus un truc forcément agréable de se trimballer dans ce rayon... je veux dire que tu affiches clairement ta condition humaine et que tu cries à la face du monde que oui toi aussi ça t'arrive d'évacuer malgré ton statut de princesse qui sent bon et qui est propre. Que oui tu as des problèmes de toilettes et qu'en plus il y a des colonies qui poussent sur ton glouton chimique.
Alors quand le dragueur du supermarché, il s'approche de toi alors que tu es en train d'essayer de voir ce qui sera le moins pénible comme odeur entre "brise d'un 8 juillet à marrakech" ou "chant d'oiseau dans un pommier" je peux te dire que tu n'es pas bien disposée à son égard surtout lorsqu'il va jusqu'à te tapoter l'épaule (Aïe le contact physique à cette heure après le travail et par un indésirable...!!!).
Tout ça pour te sortir un: "tu fais souvent tes courses ici? c'est la première fois que je te vois." Oulala comme il est mal tombé!
Comme je suis super polie, hyper classe et blablabla j'ai réfréné ma première impulsion et je ne lui ai pas demandé ce qui pourrait le mieux masquer les odeurs de toilettes et donc de caca, je ne lui ai pas dit t'es gentil mais tu te casses.
Non je suis trop bien élevée... J'ai juste répondu avec mon plus beau sourire: "c'est la première et je dirais la dernière que l'on se croise. Bonnes courses".
Et je suis partie me faire emballer mes courses par le gentil caissier pas beau du tout (oui parce que comme il emballe mes courses il a réussi à me fidéliser et même s'il y a la queue à sa caisse j'y vais... vous vous rendez pas compte mais ça me permet de fouiller à loisir au confin de mon sac à la recherche de mon portefeuille c'est un gain de temps précieux!).
Moralité je sais que dans "les chroniques de san francisco" il était dit que le supermarché un vendredi soir c'est le lieu de rencontre par excellence... oui mais alors pourquoi pas, sur le principe je ne suis pas contre après tout, mais dans ce cas on établi un code de bonne conduite au supermarché:
1. Au rayon des désinfectants tu n'aborderas point
2. Au rayon du papier toilettes, tu t'abstiendras de parler
3. Entre les tampax, nana et autre douceur tu n'engageras point la discussion
Un peu de délicatesse et de savoir vivre que diable!
Publicité