On achève bien les chevaux...
mais pas les thésards!
Attention article fortement mal-honnête, totalement subjectif et à fort potentiel dramatique.
Dans une thèse c'est comme pour un plat, il y a pas mal d'ingrédients le récipient étant le laboratoire. On peut dire que c'est une grosse marmite et à l'intérieur les ingrédients se croisent parfois.
Les ingrédients:
- un sujet de thèse... généralement un truc qui émeut ta maman et lui tirerait presque des larmes (surtout parce qu'elle est pas sûre de vraiment voir ce que tu peux bien faire avec tout cela)
- un grand chef
- un moyen chef
- des stagiaires
- des techniciens (si tu as de la chance... ou pas tout dépend du technicien)
- un directeur de thèse (qui parfois peut être un grand ou un moyen chef mais de toute façon c'est lui, normalement, ton chef à toi)
- d'autres chercheurs (mais pas tant que ça en fait)
- et donc un thésard...
Un(e) thésard(e) lambda tout ce qu'il y a de plus normal.
Au bout de presque 3 ans, date limite de validité du thésard moyen, vient la rédaction. Et jusque-là, tout ce qui avait pu arriver ce n'était rien comparer à la nouvelle grande épreuve de la rédaction du papier.
Les trois années c'est un peu comme une course de fond. Tu pars parfois un peu trop vite au risque de t'essouffler fort rapidement, après un petit ralentissement tu finis par trouver ton souffle, ta vitesse de croisière et tu es lancé. Et puis à un moment tu crois discerner au loin la ligne d'arrivée et il est très tentant d'allonger les foulées pour en finir pour améliorer son temps ou passer devant un voisin. D'ailleurs tu en as tellement bavé tout le long de la course que tu te dis que ce n'est pas grave tu peux le donner ce dernier effort et tu te lances, tu les allonges les foulées, tu pars et tout s'accélère et... BAM!
C'est le directeur de thèse qui te fait un croche-pied. "Même pas mal" que tu te dis et tu repars et tu sens que ça monte et que tu reprends le rythme, tu peux le faire, tu vas le faire... BIM!
Oups directeur avait laisser une peau de banane en plein milieu de la piste c'est pas de chance ça! N'écoutant que ton courage, tel l'increvable de Die Hard tu relèves la tête et tu repars.
Autant te dire qu'à force le bout de la ligne ne te semble plus si proche que ça...
Bref il faut qu'on t'explique en fait que là de la course de fond on est passé à la corrida et on a oublié de te le dire... So sorry!
Evidemment tu n'es pas le torero mais le taureau. Attention, une corrida bien faite cela peut être beau et émouvant... Une corrida par un torero inexpérimenté c'est une boucherie.
Ben on va dire que directeur de thèse est un jeune torero. Alors il plante les banderilles mais tellement mal qu'elle ne font qu'attaquer que le cuir ce qui a tout de même pour effet de t'épuiser. Il finit par en planter une mais finalement pas au bon endroit moralité tu as mal mais tu n'es pas stoppé en plein élan. En fait il n'y a pas de mise à mort à ce jeu-là. Je sais pas c'est un peu comme un gros accidenté perclus de douleur, plâtré des pieds à la tête, sous perf' à qui l'on dit qu'il a de la chance c'est pas passé loin. Imaginez qu'il refasse la même chute après sa sortie et qu'on lui ressorte le même discours... petit à petit il se demande si ce serait pas mieux que ça passe tout près.
Récapitulons le thésard est donc un marathonien d'origine bovine qui s'adonne à la corrida et est un maladroit multirécidiviste dangeureux pour sa personne... le problème avec la mauvaise graine c'est que c'est résistant l'air de rien.
Le collectif de la thésarde vous annonce qu'elle a déjà écrit son plaidoyer pour le jour de son procès pour meurtre... oui elle va bien être obligé de tuer l'article de directeur pour faire vivre le sien... Juste un soucis technique ou de communication: thésarde écrit un article que directeur survole avant d'en écrire un autre SANS avoir pris connaissance des résultats.
Demain on se racontera pourquoi c'est quand même bien de faire une thèse et pourquoi il faut en faire (on parlera donc de petits fours, d'apéro, de voyages et de social events...).
Fin de la retransmission.
Attention article fortement mal-honnête, totalement subjectif et à fort potentiel dramatique.
Dans une thèse c'est comme pour un plat, il y a pas mal d'ingrédients le récipient étant le laboratoire. On peut dire que c'est une grosse marmite et à l'intérieur les ingrédients se croisent parfois.
Les ingrédients:
- un sujet de thèse... généralement un truc qui émeut ta maman et lui tirerait presque des larmes (surtout parce qu'elle est pas sûre de vraiment voir ce que tu peux bien faire avec tout cela)
- un grand chef
- un moyen chef
- des stagiaires
- des techniciens (si tu as de la chance... ou pas tout dépend du technicien)
- un directeur de thèse (qui parfois peut être un grand ou un moyen chef mais de toute façon c'est lui, normalement, ton chef à toi)
- d'autres chercheurs (mais pas tant que ça en fait)
- et donc un thésard...
Un(e) thésard(e) lambda tout ce qu'il y a de plus normal.
Au bout de presque 3 ans, date limite de validité du thésard moyen, vient la rédaction. Et jusque-là, tout ce qui avait pu arriver ce n'était rien comparer à la nouvelle grande épreuve de la rédaction du papier.
Les trois années c'est un peu comme une course de fond. Tu pars parfois un peu trop vite au risque de t'essouffler fort rapidement, après un petit ralentissement tu finis par trouver ton souffle, ta vitesse de croisière et tu es lancé. Et puis à un moment tu crois discerner au loin la ligne d'arrivée et il est très tentant d'allonger les foulées pour en finir pour améliorer son temps ou passer devant un voisin. D'ailleurs tu en as tellement bavé tout le long de la course que tu te dis que ce n'est pas grave tu peux le donner ce dernier effort et tu te lances, tu les allonges les foulées, tu pars et tout s'accélère et... BAM!
C'est le directeur de thèse qui te fait un croche-pied. "Même pas mal" que tu te dis et tu repars et tu sens que ça monte et que tu reprends le rythme, tu peux le faire, tu vas le faire... BIM!
Oups directeur avait laisser une peau de banane en plein milieu de la piste c'est pas de chance ça! N'écoutant que ton courage, tel l'increvable de Die Hard tu relèves la tête et tu repars.
Autant te dire qu'à force le bout de la ligne ne te semble plus si proche que ça...
Bref il faut qu'on t'explique en fait que là de la course de fond on est passé à la corrida et on a oublié de te le dire... So sorry!
Evidemment tu n'es pas le torero mais le taureau. Attention, une corrida bien faite cela peut être beau et émouvant... Une corrida par un torero inexpérimenté c'est une boucherie.
Ben on va dire que directeur de thèse est un jeune torero. Alors il plante les banderilles mais tellement mal qu'elle ne font qu'attaquer que le cuir ce qui a tout de même pour effet de t'épuiser. Il finit par en planter une mais finalement pas au bon endroit moralité tu as mal mais tu n'es pas stoppé en plein élan. En fait il n'y a pas de mise à mort à ce jeu-là. Je sais pas c'est un peu comme un gros accidenté perclus de douleur, plâtré des pieds à la tête, sous perf' à qui l'on dit qu'il a de la chance c'est pas passé loin. Imaginez qu'il refasse la même chute après sa sortie et qu'on lui ressorte le même discours... petit à petit il se demande si ce serait pas mieux que ça passe tout près.
Récapitulons le thésard est donc un marathonien d'origine bovine qui s'adonne à la corrida et est un maladroit multirécidiviste dangeureux pour sa personne... le problème avec la mauvaise graine c'est que c'est résistant l'air de rien.
Le collectif de la thésarde vous annonce qu'elle a déjà écrit son plaidoyer pour le jour de son procès pour meurtre... oui elle va bien être obligé de tuer l'article de directeur pour faire vivre le sien... Juste un soucis technique ou de communication: thésarde écrit un article que directeur survole avant d'en écrire un autre SANS avoir pris connaissance des résultats.
Demain on se racontera pourquoi c'est quand même bien de faire une thèse et pourquoi il faut en faire (on parlera donc de petits fours, d'apéro, de voyages et de social events...).
Fin de la retransmission.
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