Imprimante couleur, papier, colle, ciseau et tube à poster!
Boulet attitude ou pas telle est la question?
La semaine prochaine j'ai un congrés, enfin pas moi mais mon poster... oui parce que moi vous comprenez je ne passe pas les deux jours sur un panneau de bois, moi je mange, je dors (si possible dans une chambre d'hôtel) donc soyons honnête le labo il pouvait pas m'envoyer à 200 bornes de paris pour 2 jours (soit 1 nuit). Mais j'me plains pas rapport que j'ai trop de trucs à faire et qu'en plus ça aurait signifier partir en quasi-tête à tête avec collègue de travail ex-préféré qui m'a fait une crise de la 40 aine y a pas longtemps.
Rapport que l'équipe ousque j'étais elle a été passée au presse-purée et que maintenant je suis toujours dans une espèce de vide intersidéral... ben j'ai pas de sous pour partir et en fait je crois que j'en ai même pas pour acheter du matériel pour ma dernière manipe.
Mais en même temps, les rats ils m'avaient demandé de proposer un talk en espérant que ce serait les organisateurs qui me paieraient le voyage en tant que guest... Oui mais voilà (sans vouloir insulter les gens qui vont là-bas) c'est un collectif de gueux de la campagne qui tâte du cul de vache toute la journée. Alors ils m'ont dit c'est très joli ton histoire mais y aura pas une photo de cul de vache dans ton talk mam'zelle alors du coup le mieux c'est que tu nous le fasses en BD (je dis ça parce que j'ai fait mon intro comme une BD sur le poster). Bref je n'étais pas une guest mais en attendant je me retrouvais à devoir pondre un poster que je ne présenterais pas moi-même.
Je comptais le préparer vendredi soir tranquillette pour l'imprimer au plus tard mardi prochain.
Comme d'habitude, mardi j'écris pour dire "hello madame je peux venir avec mon pdf pour imprimer le poster en début de semaine prochaine". La réponse tombe: "que nenni ma grande... il me le faut jeudi matin à l'aube sinon je pourrais pas car les rouleaux ensuite ils seront occupés pour un méga gros projet des grands grands de ce centre".
Arghhhhhhhhhhhhhhhhh!
Entre deux séances de brainstorming (j'appelle ça du brain-damaging) avec directeur adoré, je fais mon poster... à savoir hier soir avant de manger. Je l'expédie pour ce matin à la dame après avoir expliqué depuis mardi à directeur le soucis de l'impression. Il me dit de faire comme je veux de m'en occuper sans perdre trop de temps dessus et puis de l'envoyer.
Ce matin 10H30... appel du chef: "il est où le poster?". Je dis qu'il est à l'impression et là on m'explique que c'est très cavalier de procéder de la sorte et qu'il voulait le voir (je ne relève pas le fait que la veille par mail il m'avait dit de me débrouiller toute seule et de ne pas l'ennuyer avec cette bagatelle... ça ne sert à rien). En même temps cette histoire de poster elle est maudite depuis l'écriture du résumé et des orages au pays du cassoulet. Il me dit même tant pis tu me le montres et puis on travaille et on l'envoie cet après-midi. Là j'ai du expliquer à directeur que l'utilisation de matériel collectif ça sous-entend de respecter les demandes des autres et les exigences de tout un chacun (je comprend pas comment moi je dois expliquer à un communiste la notion de partage et de respect d'autrui ça me dépasse), que si l'on m'a dit poster jeudi 8h cela ne veut pas dire poster jeudi 19h (surtout quand on te précise que s'il arrive plus tard c'est sûr on pourra rien faire pour toi!). Il fait la gueule (oui au téléphone je vous jure... en fait dans ces cas-là on pourrait croire qu'il a raccroché mais non il y a toujours un brin de son souffle qui diffuse dans le combiné) mais s'incline.
Entre temps j'ai évidemment pas mis le bon logo du labo (il change tous les 3 jours j'ai du mal à savoir si j'ai la dernière version ou pas) mais on rattrape le coup.
Puis vient ex-collègue préféré qui me demande si j'ai fait exprès de pas mettre le logo de sa boîte pour raison personnelle... Euh ben non! Si c'est personnel je passe mes clées sur sa voiture ou autre chose mais je ne remet pas en cause son boulot. Je fais d'ailleurs remarquer que j'ai précisé qu'il n'appartient pas au labo mais bien à sa boîte sur le poster donc que vraiment l'oubli n'a rien de personnel.
Hélàs le poster est déjà sorti et effectivement tout est réquisitionné il n'y a pas moyen de le réimprimer.
No problem, j'imprime le logo et le colle dans un coin (si si j'ai déjà vu).
Aïe je ne suis pas raccordée à la super imprimante high tech du labo!
Bon je met le logo sur une clée et j'imprime depuis le bureau de copine de labo.
Aïe elle n'a plus d'encre couleur...
Je cours chez une autre qui, elle, a tout.
Impression faite.
Impression merdique.
Je rechange le format du fichier.
Re-impression.
Yesss je l'ai.
Retour bureau.
J'ai pas de ciseaux. Jésus-l'informaticien non plus!
Je repars.
Je tombe sur des ciseaux en route. Je les pique en douce.
Retour bureau. Logo imprimé ok. Ciseaux ok. Je découpe.
Dépliage du poster.
Choix de l'emplacement du logo.
Colle.
Colle?
Non Jésus n'a pas de colle non plus et m'explique que lui en général quand il colle il fait un copier d'abord (je dois dire qu'à ce moment-là j'ai moyen envie de rire mais franchement la geek que je suis à un sens de l'humour de merde et aprécie la blague...je perds 5 min à plaisanter).
Toujours pas de colle.
Le sous-chef est en rendez-vous, je peux pas me pointer pour taxer de la UHU comme ça.
J'ai remis les ciseaux en place.
Bon je dois aller chez les secrétaires pour demander.
Mais oui y a de la colle ma grande, tiens regarde là dans l'armoire à fournitures.
Cooool j'ai de la colle.
Elle me demande si j'ai besoin d'autre chose.
Ah oui des chemises (c'est tellement rare que l'on te demande ça dans l'armoire à fournitures qu'il faut en profiter).
Et puis peut-être un stylo (j'arrête pas d'en perdre en ce moment je remet pas la main dessus j'ai même inspecté mon lit au cas où).
Et là le miracle arrive: "écoute je te laisse tu prends ce dont t'as besoin c'est fait pour ça".
En moins glamour c'est la version studieuse de pretty woman, j'ai crédit illimité dans l'armoire à fournitures!
Je repars avec 5 stylos, des post-it, un nouveau cahier à idées (le dernier est plein), des chemises (de toutes les couleurs), des plus souples mais d'une seule couleur (le jaune était plus beau), un crayon à papier mortel que je pourrais pas y laisser des traces de dents dessus (les autres j'ai peur qu'ils véhiculent des virus à force de faire ma bouche, fond de sac à dos, sortie dans le rer, ma bouche, sac à dos... ils ont une sales gueule faut dire ce qui est et sont presque toujours humides à force).
J'en ai le tournis, je pars pleine de reconnaissance envers ma secrétaire préférée.
Retour bureau: Jésus me demande si la colle est devenue cahiers, crayons et chemises tout en étant impressionné que j'ai eu accès libre à l'armoire à fournitures (même si lui même pas il a besoin de stylos alors il s'en fout un peu mais il sait que c'est dur de parvenir à piquer du post-it alors il apprécie ma chance à sa juste valeur).
J'ai oublié la colle sur le bureau près de l'armoire.
Je reprend la colle (et un tube de correcteur parce que j'en ai plus - même si je m'en sers peu-).
Retour bureau.
Je colle le logo.
Je plie le poster.
J'ai pas plié assez fin pour le rentrer dans le tube.
Je replie.
Le diamètre est excellent. Je commence à rentrer dans le tube mais relâche la pression (car j'avais mis un élastique donc je pensais pas devoir tenir tout le temps)... Le diamètre s'agrandit.
Le poster est bloqué.
Le poster est toujours bloqué mais maintenant le tube est coincé entre mes genoux et Jésus tire sur le poster.
Le poster est sorti.
Repliage.
Le poster est entré.
Je vais le déposer chez ex-collègue préféré.
Directeur demande à le voir...
Je vais tuer directeur.
Je ne tue pas directeur mais lui fait remarquer que depuis ce matin il a reçu la version électronique du poster et que s'il veut le voir c'est par là.
Il dit qu'il avait pas vu mais qu'il faut tout de même voir si y a pas eu de problèmes à l'impression.
J'explique que je suis juste un peu miel de cheveux depuis trois jours mais que j'ai pas viré blonde (et la dame de l'impression non plus) et donc que oui j'ai pensé à regarder que ça allait.
Je repars.
Accessoirement j'ai aussi travaillé et puis je suis un peu déçue par le stylo-feutre rouge il est pas terrible.
La semaine prochaine j'ai un congrés, enfin pas moi mais mon poster... oui parce que moi vous comprenez je ne passe pas les deux jours sur un panneau de bois, moi je mange, je dors (si possible dans une chambre d'hôtel) donc soyons honnête le labo il pouvait pas m'envoyer à 200 bornes de paris pour 2 jours (soit 1 nuit). Mais j'me plains pas rapport que j'ai trop de trucs à faire et qu'en plus ça aurait signifier partir en quasi-tête à tête avec collègue de travail ex-préféré qui m'a fait une crise de la 40 aine y a pas longtemps.
Rapport que l'équipe ousque j'étais elle a été passée au presse-purée et que maintenant je suis toujours dans une espèce de vide intersidéral... ben j'ai pas de sous pour partir et en fait je crois que j'en ai même pas pour acheter du matériel pour ma dernière manipe.
Mais en même temps, les rats ils m'avaient demandé de proposer un talk en espérant que ce serait les organisateurs qui me paieraient le voyage en tant que guest... Oui mais voilà (sans vouloir insulter les gens qui vont là-bas) c'est un collectif de gueux de la campagne qui tâte du cul de vache toute la journée. Alors ils m'ont dit c'est très joli ton histoire mais y aura pas une photo de cul de vache dans ton talk mam'zelle alors du coup le mieux c'est que tu nous le fasses en BD (je dis ça parce que j'ai fait mon intro comme une BD sur le poster). Bref je n'étais pas une guest mais en attendant je me retrouvais à devoir pondre un poster que je ne présenterais pas moi-même.
Je comptais le préparer vendredi soir tranquillette pour l'imprimer au plus tard mardi prochain.
Comme d'habitude, mardi j'écris pour dire "hello madame je peux venir avec mon pdf pour imprimer le poster en début de semaine prochaine". La réponse tombe: "que nenni ma grande... il me le faut jeudi matin à l'aube sinon je pourrais pas car les rouleaux ensuite ils seront occupés pour un méga gros projet des grands grands de ce centre".
Arghhhhhhhhhhhhhhhhh!
Entre deux séances de brainstorming (j'appelle ça du brain-damaging) avec directeur adoré, je fais mon poster... à savoir hier soir avant de manger. Je l'expédie pour ce matin à la dame après avoir expliqué depuis mardi à directeur le soucis de l'impression. Il me dit de faire comme je veux de m'en occuper sans perdre trop de temps dessus et puis de l'envoyer.
Ce matin 10H30... appel du chef: "il est où le poster?". Je dis qu'il est à l'impression et là on m'explique que c'est très cavalier de procéder de la sorte et qu'il voulait le voir (je ne relève pas le fait que la veille par mail il m'avait dit de me débrouiller toute seule et de ne pas l'ennuyer avec cette bagatelle... ça ne sert à rien). En même temps cette histoire de poster elle est maudite depuis l'écriture du résumé et des orages au pays du cassoulet. Il me dit même tant pis tu me le montres et puis on travaille et on l'envoie cet après-midi. Là j'ai du expliquer à directeur que l'utilisation de matériel collectif ça sous-entend de respecter les demandes des autres et les exigences de tout un chacun (je comprend pas comment moi je dois expliquer à un communiste la notion de partage et de respect d'autrui ça me dépasse), que si l'on m'a dit poster jeudi 8h cela ne veut pas dire poster jeudi 19h (surtout quand on te précise que s'il arrive plus tard c'est sûr on pourra rien faire pour toi!). Il fait la gueule (oui au téléphone je vous jure... en fait dans ces cas-là on pourrait croire qu'il a raccroché mais non il y a toujours un brin de son souffle qui diffuse dans le combiné) mais s'incline.
Entre temps j'ai évidemment pas mis le bon logo du labo (il change tous les 3 jours j'ai du mal à savoir si j'ai la dernière version ou pas) mais on rattrape le coup.
Puis vient ex-collègue préféré qui me demande si j'ai fait exprès de pas mettre le logo de sa boîte pour raison personnelle... Euh ben non! Si c'est personnel je passe mes clées sur sa voiture ou autre chose mais je ne remet pas en cause son boulot. Je fais d'ailleurs remarquer que j'ai précisé qu'il n'appartient pas au labo mais bien à sa boîte sur le poster donc que vraiment l'oubli n'a rien de personnel.
Hélàs le poster est déjà sorti et effectivement tout est réquisitionné il n'y a pas moyen de le réimprimer.
No problem, j'imprime le logo et le colle dans un coin (si si j'ai déjà vu).
Aïe je ne suis pas raccordée à la super imprimante high tech du labo!
Bon je met le logo sur une clée et j'imprime depuis le bureau de copine de labo.
Aïe elle n'a plus d'encre couleur...
Je cours chez une autre qui, elle, a tout.
Impression faite.
Impression merdique.
Je rechange le format du fichier.
Re-impression.
Yesss je l'ai.
Retour bureau.
J'ai pas de ciseaux. Jésus-l'informaticien non plus!
Je repars.
Je tombe sur des ciseaux en route. Je les pique en douce.
Retour bureau. Logo imprimé ok. Ciseaux ok. Je découpe.
Dépliage du poster.
Choix de l'emplacement du logo.
Colle.
Colle?
Non Jésus n'a pas de colle non plus et m'explique que lui en général quand il colle il fait un copier d'abord (je dois dire qu'à ce moment-là j'ai moyen envie de rire mais franchement la geek que je suis à un sens de l'humour de merde et aprécie la blague...je perds 5 min à plaisanter).
Toujours pas de colle.
Le sous-chef est en rendez-vous, je peux pas me pointer pour taxer de la UHU comme ça.
J'ai remis les ciseaux en place.
Bon je dois aller chez les secrétaires pour demander.
Mais oui y a de la colle ma grande, tiens regarde là dans l'armoire à fournitures.
Cooool j'ai de la colle.
Elle me demande si j'ai besoin d'autre chose.
Ah oui des chemises (c'est tellement rare que l'on te demande ça dans l'armoire à fournitures qu'il faut en profiter).
Et puis peut-être un stylo (j'arrête pas d'en perdre en ce moment je remet pas la main dessus j'ai même inspecté mon lit au cas où).
Et là le miracle arrive: "écoute je te laisse tu prends ce dont t'as besoin c'est fait pour ça".
En moins glamour c'est la version studieuse de pretty woman, j'ai crédit illimité dans l'armoire à fournitures!
Je repars avec 5 stylos, des post-it, un nouveau cahier à idées (le dernier est plein), des chemises (de toutes les couleurs), des plus souples mais d'une seule couleur (le jaune était plus beau), un crayon à papier mortel que je pourrais pas y laisser des traces de dents dessus (les autres j'ai peur qu'ils véhiculent des virus à force de faire ma bouche, fond de sac à dos, sortie dans le rer, ma bouche, sac à dos... ils ont une sales gueule faut dire ce qui est et sont presque toujours humides à force).
J'en ai le tournis, je pars pleine de reconnaissance envers ma secrétaire préférée.
Retour bureau: Jésus me demande si la colle est devenue cahiers, crayons et chemises tout en étant impressionné que j'ai eu accès libre à l'armoire à fournitures (même si lui même pas il a besoin de stylos alors il s'en fout un peu mais il sait que c'est dur de parvenir à piquer du post-it alors il apprécie ma chance à sa juste valeur).
J'ai oublié la colle sur le bureau près de l'armoire.
Je reprend la colle (et un tube de correcteur parce que j'en ai plus - même si je m'en sers peu-).
Retour bureau.
Je colle le logo.
Je plie le poster.
J'ai pas plié assez fin pour le rentrer dans le tube.
Je replie.
Le diamètre est excellent. Je commence à rentrer dans le tube mais relâche la pression (car j'avais mis un élastique donc je pensais pas devoir tenir tout le temps)... Le diamètre s'agrandit.
Le poster est bloqué.
Le poster est toujours bloqué mais maintenant le tube est coincé entre mes genoux et Jésus tire sur le poster.
Le poster est sorti.
Repliage.
Le poster est entré.
Je vais le déposer chez ex-collègue préféré.
Directeur demande à le voir...
Je vais tuer directeur.
Je ne tue pas directeur mais lui fait remarquer que depuis ce matin il a reçu la version électronique du poster et que s'il veut le voir c'est par là.
Il dit qu'il avait pas vu mais qu'il faut tout de même voir si y a pas eu de problèmes à l'impression.
J'explique que je suis juste un peu miel de cheveux depuis trois jours mais que j'ai pas viré blonde (et la dame de l'impression non plus) et donc que oui j'ai pensé à regarder que ça allait.
Je repars.
Accessoirement j'ai aussi travaillé et puis je suis un peu déçue par le stylo-feutre rouge il est pas terrible.
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