La Pas-risienne.
Alors ça faisait deux mois que j'en parlais...
Que je suppliais toute copines possédant des tennis de venir avec moi...
Une seule avait relevé le défis.
Alors dimanche dernier nous sommes parties vêtues sportivement pour courir.
Sauf que dans la vie tout ne tourne pas toujours forcément comme on l'avait prévu.
En avant première exclusive voici:
Les baskets qui n'ont pas couru dimanche dernier!
Preuve irréfutable voici les semelles dimanche soir:

bon le temps était un peu pluvieux j'ai tout de même marché avec...
Maintenant que je vous ai présenté je leur laisse la parole ils vont vous raconter un peu tout sûrement de façon plus objective que moi.
Ici les adadas, la réception est bonne vous nous entendez?
On souhaite profiter du fait que la parole nous est donnée pour diffuser un message des pieds: "on tient à dire que dans les adadas on se tient bien on n'a pas de soucis de dissymétrie. merci les pieds." Bref samedi dernier nous êtions traquillement dans les rayons de paris quand soudain nous nous sommes retrouvés à la lumière pour contempler une scène pas jolie jolie. Y avait un vendeur, celui qui nous avait tiré de là, qui au lieu de s'occuper des dizaines d'autres pieds restait planté là juste à papoter sport avec ce qui s'est révélé être une fille (mais c'est normal on est des baskets de filles). Et vas-y que je prend des airs fascinés et impressionnés parce que la fille elle fait plein de sport et que je discute JO et étirements... Vas-y que je pavoise en expliquant à la donzelle le super système dont NOUS sommes équipés. Faut dire que notre nouvelle propriétaire elle n'avait pas acheté de baskets depuis 6 ans et que ça a drôlement évolué."
Hummm... je tiens à dire, en tant que narratrice habituelle de mes péripéties, que franchement de la part du vendeur se moquer de moi parce que je lu disais qu'avant j'avais des torsions c'est pas cool. Surtout pour m'expliquer que maintenant ce que je viens de choisir c'est mieux et tout (je le reconnais c'est que du bonheur!) avec un air un peu "écoute femme MOI je connais". Ok pourquoi pas. Mais quand je rentre chez moi et que je lis sous la semelle: TORSION, j'ai vaguement l'impression qu'on a tenté de m'impressionner alors qu'on n'en savait pas plus que moi sur la question!!! Fin de ma parenthèse.
"Finalement nous nous sommes retrouvé dans un sac et avons passé tout le reste du temps avec elle. Un samedi avec une fille quoi! On s'est retrouvé dans une cabine d'essayage boulevard haussman à faire courir une vendeuse pour trouver le haut parfait pour une jupe... Nous on n'a pas bien compris l'intérêt surtout qu'on se doute bien que c'est une jupe sans basket celle-là et encore plus quand y a écrit comptoir sur le sac que l'on a cotoyé le reste du temps. Après ça on a fait nos malins côté trucs pour la maison. Puis on s'est retrouvé dans une chambre jusque tard dans la nuit. On l'a un peu entendu la FunnyFace... pas très sportif comme attitude car le champagne, la vodka et le vin... enfin bon nous on juge pas hein? Cela ne nous regarde pas. Après le noctilien et le fait que l'on ait été jeté dans le coin d'une nouvelle chambre, la sienne cette fois-ci, on se rappelle pas grand chose. Enfin si justement on se rappelle du lendemain matin. On doit être à la gare à 8h50 pour le train.
8h35 nous sommes enfilés.
8h42 nous sommes à la gare. 8h45 Dancing Queen n'est pas là mais on a son billet de train. 8h50 le train part... nous ne sommes pas dedans! Toujours pas de Dancing Queen. Par contre les autres baskets qui étaient là sont partis avec ce train 8h58: on rencontre les baskets de dancing queen, d'après elle ils sont aussi vieux que les anciens de Funnyface. 9h05: on est dans le train... qui part à 9h20... oui c'est dimanche matin! 9h20: évidemment le train d'avant est parti à l'heure mais pas celui-ci. 9h23: nous partons... enfin! 9h45: plus que 15 minutes avant le départ de la course. 9h47: il semblerait que l'endroit de retrait des dossards soit à l'opposé du lieu où nous sommes. Nous commençons à traverser un parc (c'est là qu'on a pris un peu des morceaux de terre qui sont sous les semelles) 9h50: y d'autres basket qu'on pas l'air à l'heure non plus. 9h51: personne ne sait où l'on doit aller pour récupérer nos papiers... 9h52: on cherche une tente mais on trouve pas la bonne... enfin si mais elle est fermée. 9h54: les bénévoles c'est limite s'ils se moquent pas de nous... c'est un peu tard quoi! 9h55: le juge de ligne ok... mais où il est ce pu... de juge de ligne! Il est tout de même pas près de la ligne de départ parce que sinon comment qu'on va faire. Non parce que si on court vite jusque là-bas ensuite on pourra plus faire la course tellement le sprint nous aura usé (on est des baskets solidaires de la propriétaire... on sait que ça fait des siècles qu'elle ne fait plus de sprint juste pour le sport. Non maintenant c'est plutôt pour attraper un train et ensuite elle siffle comme un asthmatique dans tout le wagon à tel point qu'elle fait plus de bruit qu'une locomotive!).
9h58: où est le juge de ligne?
9h58 et 30 seconde: mais où est-il??? Personne ne sait pas même les bénévoles qui ne semble là que pour se promener en groupe de trois quatre greluches! (non on n'est pas des baskets aigris on constate c'est tout).
10h: PAN! bon en même temps c'est pas grave parce que c'est un départ en vague successives.
10h01: ben si en même temps c'est grave. Après PAN tu ne peux plus partir c'est le copain du juge qui nous le dit.
10h05: nous marchons comme des âmes en peine... c'est un peu waterloo partout on entend résonner les pas des autres collègues qui ont des propriétaires plus prévoyantes. C'est le début de l'humiliation.
10h06: il est un moment question que l'on serve à faire un petit jogging par ici dans ce petit parc malgré tout...
10h07: il est convenu que l'humiliation est trop grande pour courir juste nous 4 (ben oui deux paires de pieds) rester près du lieu de l'échec est trop dur... nous devons prendre du recul et de la perspective.
10h08: on frise la paranoïa tous les mocassins à glands que nous croisons semblent nous narguer "pfff vous êtes là et même pas vous le faites... gros nases"
10h10: a priori on ne joggera point ce jour-là. Nos propriétaires sont que des greluches! Elles décident d'un ciné-starbuck pour noyer leur désarrois. En même temps le ciné nous ça nous tente bien, on a des potes qui nous ont déjà parlé du tapis qui recouvre le sol que c'est trop agréable, de la semelle contre le dossier de devant... On sait bien que si c'est pas aujourd'hui ce sera jamais notre tour d'aller au ciné (cette Funnyface est pas cool... elle préfère prendre au ciné les vilaines chaussures qui lui font mal plutôt que nous... soit disant on n'est pas assez classes!)
10h15: après l'appel à un ami de Dancing Queen il est vraiment temps de quitter la place.
10h18: hummm pour quitter la place il faut soit faire un grand tour soit traverser la course.
10h20: on peut pas traverser quand même???
10h20 et 30 secondes: des gens traversent.
10h21: nous étudions le flux incessant des parisiennes pour essayer de traverser.
10h22: Là... euh non
10h23: OUI... hummm encore pas
10h24: on passe... c'est pire que H&M un samedi après-midi. Je sais pas si on va y arriver.
10h24 et 10 secondes: nous sommes passés sans trop de soucis. Aïe... Dancing Queen a plus de difficultés. Elle se fait même insulter.
10h24 et 15 secondes: c'est pas grave en plus d'avoir raté la course si y avait un photographe on passera pour les aigries qui n'ont pas pu faire la course et ont essayé de blesser leurs congénères...
1024 et 17 secondes: on s'éloigne sans se retourner et très vite mais sans courir pour conserver le peu de dignité qui nous reste.
10h25: ouf...
10h40: on est de nouveau dans un train.
11h: on est là
Voilà comment on n'a pas fait la parisienne dimanche...
Dernière humiliation en date: lundi réception d'un mail pour nous dire "Félicitations pour votre participation et merci". Les gens savent parfois manier l'ironie on dirait.
Rendez-vous l'année prochaine pour le marathon de new-york (on a mis les baskets de Cl. sur le coup...pour le moment c'est pas non plus très enthousiaste mais ça viendra!) ou la parisienne..."
Que je suppliais toute copines possédant des tennis de venir avec moi...
Une seule avait relevé le défis.
Alors dimanche dernier nous sommes parties vêtues sportivement pour courir.
Sauf que dans la vie tout ne tourne pas toujours forcément comme on l'avait prévu.
En avant première exclusive voici:
Les baskets qui n'ont pas couru dimanche dernier!
Preuve irréfutable voici les semelles dimanche soir:

bon le temps était un peu pluvieux j'ai tout de même marché avec...
Maintenant que je vous ai présenté je leur laisse la parole ils vont vous raconter un peu tout sûrement de façon plus objective que moi.
Ici les adadas, la réception est bonne vous nous entendez?
On souhaite profiter du fait que la parole nous est donnée pour diffuser un message des pieds: "on tient à dire que dans les adadas on se tient bien on n'a pas de soucis de dissymétrie. merci les pieds." Bref samedi dernier nous êtions traquillement dans les rayons de paris quand soudain nous nous sommes retrouvés à la lumière pour contempler une scène pas jolie jolie. Y avait un vendeur, celui qui nous avait tiré de là, qui au lieu de s'occuper des dizaines d'autres pieds restait planté là juste à papoter sport avec ce qui s'est révélé être une fille (mais c'est normal on est des baskets de filles). Et vas-y que je prend des airs fascinés et impressionnés parce que la fille elle fait plein de sport et que je discute JO et étirements... Vas-y que je pavoise en expliquant à la donzelle le super système dont NOUS sommes équipés. Faut dire que notre nouvelle propriétaire elle n'avait pas acheté de baskets depuis 6 ans et que ça a drôlement évolué."
Hummm... je tiens à dire, en tant que narratrice habituelle de mes péripéties, que franchement de la part du vendeur se moquer de moi parce que je lu disais qu'avant j'avais des torsions c'est pas cool. Surtout pour m'expliquer que maintenant ce que je viens de choisir c'est mieux et tout (je le reconnais c'est que du bonheur!) avec un air un peu "écoute femme MOI je connais". Ok pourquoi pas. Mais quand je rentre chez moi et que je lis sous la semelle: TORSION, j'ai vaguement l'impression qu'on a tenté de m'impressionner alors qu'on n'en savait pas plus que moi sur la question!!! Fin de ma parenthèse.
"Finalement nous nous sommes retrouvé dans un sac et avons passé tout le reste du temps avec elle. Un samedi avec une fille quoi! On s'est retrouvé dans une cabine d'essayage boulevard haussman à faire courir une vendeuse pour trouver le haut parfait pour une jupe... Nous on n'a pas bien compris l'intérêt surtout qu'on se doute bien que c'est une jupe sans basket celle-là et encore plus quand y a écrit comptoir sur le sac que l'on a cotoyé le reste du temps. Après ça on a fait nos malins côté trucs pour la maison. Puis on s'est retrouvé dans une chambre jusque tard dans la nuit. On l'a un peu entendu la FunnyFace... pas très sportif comme attitude car le champagne, la vodka et le vin... enfin bon nous on juge pas hein? Cela ne nous regarde pas. Après le noctilien et le fait que l'on ait été jeté dans le coin d'une nouvelle chambre, la sienne cette fois-ci, on se rappelle pas grand chose. Enfin si justement on se rappelle du lendemain matin. On doit être à la gare à 8h50 pour le train.
8h35 nous sommes enfilés.
8h42 nous sommes à la gare. 8h45 Dancing Queen n'est pas là mais on a son billet de train. 8h50 le train part... nous ne sommes pas dedans! Toujours pas de Dancing Queen. Par contre les autres baskets qui étaient là sont partis avec ce train 8h58: on rencontre les baskets de dancing queen, d'après elle ils sont aussi vieux que les anciens de Funnyface. 9h05: on est dans le train... qui part à 9h20... oui c'est dimanche matin! 9h20: évidemment le train d'avant est parti à l'heure mais pas celui-ci. 9h23: nous partons... enfin! 9h45: plus que 15 minutes avant le départ de la course. 9h47: il semblerait que l'endroit de retrait des dossards soit à l'opposé du lieu où nous sommes. Nous commençons à traverser un parc (c'est là qu'on a pris un peu des morceaux de terre qui sont sous les semelles) 9h50: y d'autres basket qu'on pas l'air à l'heure non plus. 9h51: personne ne sait où l'on doit aller pour récupérer nos papiers... 9h52: on cherche une tente mais on trouve pas la bonne... enfin si mais elle est fermée. 9h54: les bénévoles c'est limite s'ils se moquent pas de nous... c'est un peu tard quoi! 9h55: le juge de ligne ok... mais où il est ce pu... de juge de ligne! Il est tout de même pas près de la ligne de départ parce que sinon comment qu'on va faire. Non parce que si on court vite jusque là-bas ensuite on pourra plus faire la course tellement le sprint nous aura usé (on est des baskets solidaires de la propriétaire... on sait que ça fait des siècles qu'elle ne fait plus de sprint juste pour le sport. Non maintenant c'est plutôt pour attraper un train et ensuite elle siffle comme un asthmatique dans tout le wagon à tel point qu'elle fait plus de bruit qu'une locomotive!).
9h58: où est le juge de ligne?
9h58 et 30 seconde: mais où est-il??? Personne ne sait pas même les bénévoles qui ne semble là que pour se promener en groupe de trois quatre greluches! (non on n'est pas des baskets aigris on constate c'est tout).
10h: PAN! bon en même temps c'est pas grave parce que c'est un départ en vague successives.
10h01: ben si en même temps c'est grave. Après PAN tu ne peux plus partir c'est le copain du juge qui nous le dit.
10h05: nous marchons comme des âmes en peine... c'est un peu waterloo partout on entend résonner les pas des autres collègues qui ont des propriétaires plus prévoyantes. C'est le début de l'humiliation.
10h06: il est un moment question que l'on serve à faire un petit jogging par ici dans ce petit parc malgré tout...
10h07: il est convenu que l'humiliation est trop grande pour courir juste nous 4 (ben oui deux paires de pieds) rester près du lieu de l'échec est trop dur... nous devons prendre du recul et de la perspective.
10h08: on frise la paranoïa tous les mocassins à glands que nous croisons semblent nous narguer "pfff vous êtes là et même pas vous le faites... gros nases"
10h10: a priori on ne joggera point ce jour-là. Nos propriétaires sont que des greluches! Elles décident d'un ciné-starbuck pour noyer leur désarrois. En même temps le ciné nous ça nous tente bien, on a des potes qui nous ont déjà parlé du tapis qui recouvre le sol que c'est trop agréable, de la semelle contre le dossier de devant... On sait bien que si c'est pas aujourd'hui ce sera jamais notre tour d'aller au ciné (cette Funnyface est pas cool... elle préfère prendre au ciné les vilaines chaussures qui lui font mal plutôt que nous... soit disant on n'est pas assez classes!)
10h15: après l'appel à un ami de Dancing Queen il est vraiment temps de quitter la place.
10h18: hummm pour quitter la place il faut soit faire un grand tour soit traverser la course.
10h20: on peut pas traverser quand même???
10h20 et 30 secondes: des gens traversent.
10h21: nous étudions le flux incessant des parisiennes pour essayer de traverser.
10h22: Là... euh non
10h23: OUI... hummm encore pas
10h24: on passe... c'est pire que H&M un samedi après-midi. Je sais pas si on va y arriver.
10h24 et 10 secondes: nous sommes passés sans trop de soucis. Aïe... Dancing Queen a plus de difficultés. Elle se fait même insulter.
10h24 et 15 secondes: c'est pas grave en plus d'avoir raté la course si y avait un photographe on passera pour les aigries qui n'ont pas pu faire la course et ont essayé de blesser leurs congénères...
1024 et 17 secondes: on s'éloigne sans se retourner et très vite mais sans courir pour conserver le peu de dignité qui nous reste.
10h25: ouf...
10h40: on est de nouveau dans un train.
11h: on est là
Voilà comment on n'a pas fait la parisienne dimanche...
Dernière humiliation en date: lundi réception d'un mail pour nous dire "Félicitations pour votre participation et merci". Les gens savent parfois manier l'ironie on dirait.
Rendez-vous l'année prochaine pour le marathon de new-york (on a mis les baskets de Cl. sur le coup...pour le moment c'est pas non plus très enthousiaste mais ça viendra!) ou la parisienne..."
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