4 dans un bureau
Vendredi après-midi mon temps a été rythmé par de perpétuels: "alors?", "toujours rien?", "cela fait combien de temps maintenant?"...
Et moi de répondre inlassablement non toujours pas on attend c'est tout.
Et de calme au debut je suis devenue un peu anxieuse... tout doucement en douceur.
Puis nous nous sommes retrouvée à 3 dans ce bureau...
3 c'est peu mais le silence de trois cela peut remplir un espace rapidement.
3 donc, une qui était déjà passée par là, une qui devrait y passer bientôt et la troisième qui sait qu'elle va y passer dans un avenir finalement pas si lointain...
Et puis est arrivée la 4ieme celle pour qui ce n'était ni le passé, ni un futur proche, ni un futur pas si lointain. Non celle pour qui c'etait aujourd'hui, maintenant, tout de suite.
Et pour elle s'était finalement la fin, la fin de 4 années d'une vie, de 4 années de travail, de frustrations, de choix difficiles, de bataille...
4 ans c'est rien et ce n'est pas rien à la fois.
Et nous étions donc 4: 3 plus elle.
Et sa douleur a rempli notre silence.
Je ne sais pas combien de fois j'ai dit "Phoque" mais je crois que je le répétais en boucle en tournant autant que je pouvais mes cheveux dans tous les sens (dans ces moments-là on regrette d'avoir les cheveux courts vraiment)...
Et puis qu'est-ce qu'on pouvait dire? Rien... rien parce que tout ce qu'on aurait pu dire c'était dérisoire, parce que dire que c'est rien, que ce n'est pas important ç'aurait été un mensonge, le plus gros de toute la création.
Dire que tout irait bien aussi c'était ridicule parce que non c'était juste la fin comme ça d'un coup, un croche-pied en pleine course.
Rien à faire, rien à dire à par attendre qu'elle pleure, qu'elle parle et laisser les mots sortir les uns après les autres: échec, fin, rien plus rien, humiliation... Chacun de ces mots ont résonné d'une façon étrange.
Ces larmes sont venues... les nôtres étaient aussi toute proche.
Que faire? Effleurer une épaule pour dire on est là...
Attendre la prochaine vague de mots, laisser sortir le flot...
Rester assise en silence dans ce bureau qui d'habitude résonne de soupirs des travailleuses, de rire des gossips du jour, de colère des chefs nuls...
Et puis surtout cette nature humaine qui reprend le dessus qui fait que l'on se trouve répugnant, nul et môche de l'intérieur... Parce que oui pendant une fraction de seconde l'égocentrisme est là et te fait penser "oh mon dieu et moi? que va-t-il m'arriver? qu'est-ce que je pourrais faire?" et de suite après cette envie de s'enfuir, de ne pas regarder en arrière comme si c'était un virus à ne pas attraper: l'échec.
L'échec peut-il se transmettre comme une grippe?
Puis tout de suite un sursaut (probablement à cause d'un nouveau sanglot à côté) et l'on est là dans le présent et juste la douleur de l'autre à côté que l'on peut presque touché et que l'on comprend.
Et puis l'on voit une autre qui pendant une fraction de seconde semble avoir eu les mêmes pensées égocentriques, le même instinct de survie et de fuite...
Pour une fois ce n'est pas un mensonge, la douleur de la 4ième était aussi devenue la notre parce qu'elle représentait une peur, une angoisse qui est toujours là endormie dans un coin de notre tête.
Vendredi j'ai donc vu de mes propres yeux ce que je croyais être une légende urbaine... la sombre histoire de la thésarde qui n'a pas eu sa thèse à la fin et qui a échoué.
Vendredi j'ai compris une chose, enfin je le savais sûrement depuis fort longtemps, c'est que mis à part les tongs ma plus grande peur, la chose que je ne sais pas géré, face à laquelle je ne sais pas réagir, qui me terrorise c'est l'ECHEC.
Depuis vendredi je n'ai pas pu vraiment retouché mes corrections sur ma thèse... c'est comme une brûlure quand j'y touche, trop de doutes, trop de questions, trop dans l'émotionnel. Peur de l'avenir...
Je m'en vais m'y remettre parce que je sais très bien que le système n'est pas le même entre les deux pays et que j'ai déjà presque tout eu comme types de croche-pieds donc je suis un peu immunisée maintenant.
Wait and see so...
M'enfin bon je vais pas mal non plus, hein? Et demain on rigolera bien quand j'aurais peut-être enfin le téléphone à la maison et puis on parlera de geekeries parce que j'ai enfin succombé à la tentation et que j'ai une nouveau Marvin à vous présenter.
Et moi de répondre inlassablement non toujours pas on attend c'est tout.
Et de calme au debut je suis devenue un peu anxieuse... tout doucement en douceur.
Puis nous nous sommes retrouvée à 3 dans ce bureau...
3 c'est peu mais le silence de trois cela peut remplir un espace rapidement.
3 donc, une qui était déjà passée par là, une qui devrait y passer bientôt et la troisième qui sait qu'elle va y passer dans un avenir finalement pas si lointain...
Et puis est arrivée la 4ieme celle pour qui ce n'était ni le passé, ni un futur proche, ni un futur pas si lointain. Non celle pour qui c'etait aujourd'hui, maintenant, tout de suite.
Et pour elle s'était finalement la fin, la fin de 4 années d'une vie, de 4 années de travail, de frustrations, de choix difficiles, de bataille...
4 ans c'est rien et ce n'est pas rien à la fois.
Et nous étions donc 4: 3 plus elle.
Et sa douleur a rempli notre silence.
Je ne sais pas combien de fois j'ai dit "Phoque" mais je crois que je le répétais en boucle en tournant autant que je pouvais mes cheveux dans tous les sens (dans ces moments-là on regrette d'avoir les cheveux courts vraiment)...
Et puis qu'est-ce qu'on pouvait dire? Rien... rien parce que tout ce qu'on aurait pu dire c'était dérisoire, parce que dire que c'est rien, que ce n'est pas important ç'aurait été un mensonge, le plus gros de toute la création.
Dire que tout irait bien aussi c'était ridicule parce que non c'était juste la fin comme ça d'un coup, un croche-pied en pleine course.
Rien à faire, rien à dire à par attendre qu'elle pleure, qu'elle parle et laisser les mots sortir les uns après les autres: échec, fin, rien plus rien, humiliation... Chacun de ces mots ont résonné d'une façon étrange.
Ces larmes sont venues... les nôtres étaient aussi toute proche.
Que faire? Effleurer une épaule pour dire on est là...
Attendre la prochaine vague de mots, laisser sortir le flot...
Rester assise en silence dans ce bureau qui d'habitude résonne de soupirs des travailleuses, de rire des gossips du jour, de colère des chefs nuls...
Et puis surtout cette nature humaine qui reprend le dessus qui fait que l'on se trouve répugnant, nul et môche de l'intérieur... Parce que oui pendant une fraction de seconde l'égocentrisme est là et te fait penser "oh mon dieu et moi? que va-t-il m'arriver? qu'est-ce que je pourrais faire?" et de suite après cette envie de s'enfuir, de ne pas regarder en arrière comme si c'était un virus à ne pas attraper: l'échec.
L'échec peut-il se transmettre comme une grippe?
Puis tout de suite un sursaut (probablement à cause d'un nouveau sanglot à côté) et l'on est là dans le présent et juste la douleur de l'autre à côté que l'on peut presque touché et que l'on comprend.
Et puis l'on voit une autre qui pendant une fraction de seconde semble avoir eu les mêmes pensées égocentriques, le même instinct de survie et de fuite...
Pour une fois ce n'est pas un mensonge, la douleur de la 4ième était aussi devenue la notre parce qu'elle représentait une peur, une angoisse qui est toujours là endormie dans un coin de notre tête.
Vendredi j'ai donc vu de mes propres yeux ce que je croyais être une légende urbaine... la sombre histoire de la thésarde qui n'a pas eu sa thèse à la fin et qui a échoué.
Vendredi j'ai compris une chose, enfin je le savais sûrement depuis fort longtemps, c'est que mis à part les tongs ma plus grande peur, la chose que je ne sais pas géré, face à laquelle je ne sais pas réagir, qui me terrorise c'est l'ECHEC.
Depuis vendredi je n'ai pas pu vraiment retouché mes corrections sur ma thèse... c'est comme une brûlure quand j'y touche, trop de doutes, trop de questions, trop dans l'émotionnel. Peur de l'avenir...
Je m'en vais m'y remettre parce que je sais très bien que le système n'est pas le même entre les deux pays et que j'ai déjà presque tout eu comme types de croche-pieds donc je suis un peu immunisée maintenant.
Wait and see so...
M'enfin bon je vais pas mal non plus, hein? Et demain on rigolera bien quand j'aurais peut-être enfin le téléphone à la maison et puis on parlera de geekeries parce que j'ai enfin succombé à la tentation et que j'ai une nouveau Marvin à vous présenter.
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