La sombre affaire des fraises tagadas

Publié le par funny face

Les gens le week-end dernier j'ai mis le nez dans une sale affaire, un truc vraiment pas joli-joli... J'ai découvert une sombre affaire de détournement de fraises tagada. J'en tremble encore les gens (c'est peut-être lié à une hypoglycémie je sais pas... le jour même c'était pour sûr de l'hypoglycémie).
Mais pour en arriver au drame je dois vous raconter TOUT ce qui s'est passé avant.
Je vais tenter de ne rien oublier.
Cette affaire remonte à plusieurs lunes maintenant (genre fin août quoi!). Cl. m'avait téléphoné pour me dire que le G.O. voulait me parler, que c'était une affaire de la plus haute importance et que j'étais sa dernière chance.
C'est donc intriguée que j'ai écouté la triste histoire du G.O. abandonné par tous pour le Paris-Versailles (des histoires de genoux morts, de gens qui partaient en vacances et avaient oublié).
N'écoutant que mon courage telle Super FunnyFace, j'ai repris l'inscription de la demoiselle allergique aux noix.
Et là j'ai démarré mon super entraînement de ouf-malade pour le Paris-Versailles.
Traduction j'ai couru 5 ou 6 fois avant la course - dont plusieurs séances interrompues pour cause de pluie... Mais une séance de 2 heures tout de même!!!
Puis je suis donc venue en France... Alors là avec la préparation de l'oral au labo vous imaginez ça a été intense comme entraînement! Trois séances de course et une de piscine (pour la détente avec les deux grands aux cheveux longs- la séance piscine est aussi toute une histoire).
On précise que la troisième séance a été douloureuse??? Non on ne va pas dire que j'ai eu deux crampes en courant et que cela ne laissait rien présager de bon pour la course du lendemain...
Alors évidemment je me suis préparer comme une bête pour le lendemain. Me voilà donc le dimanche matin, prête à partir, prenant mon petit déjeuner de championne (deux tranches de pain de mie et un verre de jus d'orange!), le réveil est un peu tôt mais bon on va y aller zou.
Je me prépare ma boisson de droguée (eau et sucre) pour biberonner dans le RER et je m'éclipse de la maison laissant tous les amis endormis.
Une fois à la gare je les vois tous avec leurs shorts, leurs chaussures de course et leurs sacs poubelles (pour se tenir chaud).
Est-ce normal de ne voir que des hommes et avec des allures de marathoniens? Non parce que là d'un coup je suis plus si sûre de moi vous voyez...
Alors d'abord un truc... si tu n'es pas monté dans le RER à la gare de départ ben le matin de la course tu te fourres le doigt dans l'oeil jusqu'à l'omoplate pour pouvoir poser ton séant sur un siège. Moralité premier échec: il m'est impossible de me poser pour installer ma puce et mon dossard comme je pensais le faire.
C'est à ce moment-là que je me met à entendre les conversations de mes voisins (vu que je n'avais pas pris de musique pour ne pas me charger!).
Grosso modo les conversations sont sur l'horaire de coucher (22h30 à peu près pour tous), le repas du soir ("ahlala moi j'ai dit à ma femme des bonnes pâtes à la carbonara et ne lésine pas sur le gras chérie!").
C'est donc là que j'ai revu défiler ma soirée de la veille.
Le récit du samedi avant la course (ou comment se faire une préparation de ouf-malade)
Déjà le matin j'ai été chercher le dossard et repérer le pavé des gardes avec le G.O (voir ce qui a été dit plus haut à ce sujet, vous savez les crampes au mollet!).
Ensuite direction les grands magasins (en tenue de course, la classe internationale) pour le cadeau de crémaillère de Bro et Buel. Au passage je ne me suis pas arrêtée chez Comptoir de Cotonniers, je n'ai pas essayé un milliard de fringues, n'est pas joué au modèle pour une vendeuse et ne suis pas repartie avec une jupe fabuleuse... hmm pas du tout (le sac comptoir dans la chambre je sais pas d'où il sort ça doit être à Bro peut-être?).
Puis retour chez Buel et Bro (pour pas faire de jaloux on case une fois Bro et Buel et une fois Buel et Bro... ça s'appelle de la parité terminologique!). Là on part faire des courses avec Bro. Ensuite séance cuisine intensive: nems maisons, dim sum maison... ça coupe, ça hache, ça façonne, ça roule. 
On commence léger chips (c'est pour la graisse), malibu (la noix de coco c'est bon pour la course à pied non?).
Ensuite y a la bière (la bière c'est presque comme faire un repas c'est bien pour courir!), la vodka et le saké (c'est pour ramollir les muscles ça aide à la détente). Puis donc les nems, les nouilles chinoises, les raviolis, le brownies (double choco trop bon!)...
1h30 du matin je décide d'aller au lit...
1h38 du matin: y a les copains dans mon lit qui disent que je suis trop sérieuse...
1h40: je fais des photos des copains dans mon lit 
1h45: les copains décident qu'ils veulent faire un tour en ville...
1h55: je suis au lit j'éteins et je sombre
7h quelque chose mon réveil sonne...
7h quelque chose et quelques secondes de plus: y a comme un gros sac de linge dans le lit avec moi...
Ce n'est pas ma valise!
Mon dieu y a un truc dans le lit!!!
7h quelque chose et une minute de plus: c'est un duvet entourant un Le Papa de Crétinos...
Tout s'explique, on était un peu short en couchage ce soir-là et pour Papa de Crétinos c'était soit par terre soit une place sur le clic-clac à condition de ne surtout pas me réveiller (mission accomplie je l'avais pas entendu venir!).
Je sors pour me préparer et partir.
Fin du récit du soir d'avant, retour au dimanche.
Après ce flash back je me demande vraiment quand est-ce que je vais grandir et devenir sérieuse (j'espère vraiment pas trop tôt) et je me sens un peu comme une touriste sur une île déserte par 40°C à l'ombre et sans protection solaire digne de ce nom!
J'arrive vers le champs de mars et retrouve facilement le G.O vu qu'il porte son superbe tee-shirt de G.O.
Evidemment je me suis sifflée une bouteille d'eau sucrée dans le RER, évidemment j'ai envie de faire pipi! Après 20 minutes d'attente je suis enfin aux toilettes (faut pas être pressée du pipi au Paris-Versailles!). Surtout je souhaite râler sur les mecs qui avaient de pissotières à disposition et qui viennent tout de même aux toilettes pour les filles (certains parleront de number 2 oui mais dans ce cas tu restes chez toi si ton transit est aussi rapide!).
Je trouve enfin un moment pour installer tout mon tralala: les clées de la maison dans le soutif, mes sous pour rentrer accrocher avec les épingles à nourrices derrière le dossard, le téléphone coincé dans le noeud du short contre la hanche.
Alors on se rapproche du point de départ et on se dit que franchement on n'aurait sûrement pas cru se lever comme cela pour une course quand on avait 15 ans (le temps nous change drôlement je trouve).
C'est à ce point que j'ai de nouveau envie de faire pipi... Ben jugez-moi jugez-moi mais je voudrais vous y voir vous! Faut l'évacuer ma bouteille d'eau sucrée qui aurait pu tuer un diabétique!
Je lâche donc le G.O pour retourner à d'autres toilettes!
25 minutes de queue plus tard, le G.O a eu le temps de faire pipi un milliard de fois (le fait est qu'il n'a pas a priori une vessie de souris et donc il ne s'est servi qu'une fois lui!) je suis de nouveau soulagée.
Ce coup-ci on est prêt pour le départ.
10h premier départ...
Autour de 10h35, nous sommes sur la ligne à notre tour.
Quelques secondes plus tard on part.
On se regarde avec le G.O, j'ai tout juste le temps de lui dire "on se retrouve à Versailles" qu'il a disparu au loin et que les gens de la vague suivante me doublent.
La course vient de commencer et je me demande comment j'ai pu être assez folle pour m'inscrire à cela!
La suite dans quelques jours parce que là déjà c'est pas mal long je crois! 

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Publié dans Cinéma

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C
<br /> et alors???? et alors?????<br /> <br /> <br />
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U
<br /> Ben alors , et les fraises tagada ?<br /> <br /> <br />
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